Entendu ce matin à 6h40 sur France Inter
"50% des personnes atteintes d'un cancer sont toujours vivantes 5 ans après, et 30% sont définitivement guéries"
Donc 5 ans après on est à 50% ou à 80% ? ce n'est pas vraiment la même chose.
Et les 30% s'appliquent ils sur les 50% restants ou sur les 100% initiaux?
Il faut laisser au journaliste le bénéfice du doute, il n'a pas recherché l'ambiguité, il avait simplement 20 secondes à accorder à cette information avant de passer à autre chose, en l'occurence les statistiques de popularité au plus bas de Mr Sarkozy (35%), et son nouveau dérapage sur "Fais pas le malin"
Et que dire des pourcentages que nous assènent les spots publicitaires du style
80% d'efficacité supplémmentaire
90% des gens en sont contents
là il y a volonté délibérée de tromperie
vendredi 23 avril 2010
mercredi 21 avril 2010
IRM au CHU
Quelques péripéties imprévues.
J'ai eu, en 2008, de la limaille de fer dans l'oeil à cause d'une mauvaise protection lorsque je découpais au lapidaire une plaque d'acier. Cette limaille avait été enlevée en allant aux urgences ophtalmo du CHU.
Je le signale en arrivant ce matin au service IRM qui m'envoie aussitôt faire une radio de contrôle, et sur cette radio une petite anomalie faisant penser qu'il reste un micro grain dans l'oeil. L'avantage du CHU est que certains cas peuvent être traités en urgence, alors que chez l'ophtalmo de ville on a un rendez vous 3 ou 4 mois plus tard.
Donc en consultation ophtalmo il y a la confirmation qu'il s'agit d'un artefact sur la radio que j'ai passée ce matin, et donc je reprends RdVs dans 2 semaines pour un nouvel IRM
Prochain épisode donc le 5 mai
Par parenthèses, ces facilités seront bientôt un souvenir, grâce à toutes les mesures que prend notre gouvernement, sans compter les hausses de tarifs des praticiens en ville ou en clinique privée.
Et sans compter aussi que les mêmes cliniques ne pratiquent que le plus lucratif, (c'est la logique libèrale dans laquelle se vautre notre président), laissant au secteur hospitalier public les actes les moins rémunérateurs, ce qui augmente leurs difficultés financières.. et justifie le transfert d'activités au privé sous prétexte d'efficacité. La boucle est bouclée au nom de la RCBU (rationalisation des choix budgétaires).
J'ai eu, en 2008, de la limaille de fer dans l'oeil à cause d'une mauvaise protection lorsque je découpais au lapidaire une plaque d'acier. Cette limaille avait été enlevée en allant aux urgences ophtalmo du CHU.
Je le signale en arrivant ce matin au service IRM qui m'envoie aussitôt faire une radio de contrôle, et sur cette radio une petite anomalie faisant penser qu'il reste un micro grain dans l'oeil. L'avantage du CHU est que certains cas peuvent être traités en urgence, alors que chez l'ophtalmo de ville on a un rendez vous 3 ou 4 mois plus tard.
Donc en consultation ophtalmo il y a la confirmation qu'il s'agit d'un artefact sur la radio que j'ai passée ce matin, et donc je reprends RdVs dans 2 semaines pour un nouvel IRM
Prochain épisode donc le 5 mai
Par parenthèses, ces facilités seront bientôt un souvenir, grâce à toutes les mesures que prend notre gouvernement, sans compter les hausses de tarifs des praticiens en ville ou en clinique privée.
Et sans compter aussi que les mêmes cliniques ne pratiquent que le plus lucratif, (c'est la logique libèrale dans laquelle se vautre notre président), laissant au secteur hospitalier public les actes les moins rémunérateurs, ce qui augmente leurs difficultés financières.. et justifie le transfert d'activités au privé sous prétexte d'efficacité. La boucle est bouclée au nom de la RCBU (rationalisation des choix budgétaires).
lundi 19 avril 2010
Obsession
En revenant samedi en voiture, j'écoutais l'émission de Lodéon sur France Musique, et en particulier à cet instant Martha Argerich interprétant la sonate n°2 pour piano de Chopin la Marche funèbre. Malgré la mauvaise qualité du son, magnifique!
Tout aussitôt, je me suis retrouvé à penser à la mort, non pas comme une "éventuelle certitude abstraite", la fameuse certitude de Keynes à long terme, mais comme une réalité preignante; et c'est vrai que depuis un mois cette pensée qui revient et qui tourne en boucle.
Tu es là, et l'instant d'après plus rien, je la vois et je l'entends, c'est étonnant;
Pour moi, c'est le bruit métallique de l'épée qui sort de son fourreau et son sifflement dans l'air avant de frapper, c'est dans des films japonais je crois que j'ai vu cette image et le son qui va avec, je ne me rappelle plus quels films.
puis c'est le noir, ou plus exactement, le vide de l'écran et c'est fini.
C'est ainsi que je la souhaite, rapide et brutale, ce qui me fait peur c'est la souffrance.
Me vient en écrivant l'image de cette scène que j'ai vécu en Algérie pendant les années noires du terrorisme, à quelques mètres de moi, le claquement sec d'un révolver, immédiatement un cercle autour d'un homme à terre agité de soubressauts, le youyou des femmes aux fenêtres, et Kamel qui me tire par le bras pour quitter cette petite place du centre de Bab el Oued où je déjeunais quelques instants auparavant, l'endroit est encore plus dangereux pour un Français
Je reviendra sur ce billet
Tout aussitôt, je me suis retrouvé à penser à la mort, non pas comme une "éventuelle certitude abstraite", la fameuse certitude de Keynes à long terme, mais comme une réalité preignante; et c'est vrai que depuis un mois cette pensée qui revient et qui tourne en boucle.
Tu es là, et l'instant d'après plus rien, je la vois et je l'entends, c'est étonnant;
Pour moi, c'est le bruit métallique de l'épée qui sort de son fourreau et son sifflement dans l'air avant de frapper, c'est dans des films japonais je crois que j'ai vu cette image et le son qui va avec, je ne me rappelle plus quels films.
puis c'est le noir, ou plus exactement, le vide de l'écran et c'est fini.
C'est ainsi que je la souhaite, rapide et brutale, ce qui me fait peur c'est la souffrance.
Me vient en écrivant l'image de cette scène que j'ai vécu en Algérie pendant les années noires du terrorisme, à quelques mètres de moi, le claquement sec d'un révolver, immédiatement un cercle autour d'un homme à terre agité de soubressauts, le youyou des femmes aux fenêtres, et Kamel qui me tire par le bras pour quitter cette petite place du centre de Bab el Oued où je déjeunais quelques instants auparavant, l'endroit est encore plus dangereux pour un Français
Je reviendra sur ce billet
dimanche 11 avril 2010
Vacances
Cliquer sur l'image pour bien la voir
Je profite depuis une semaine du beau temps revenu dans cette région (et aussi un peu partout en France).
Regardez, avec cette photo qui n'est pas de moi, et qui est typique des conches du marais dans lesquelles il est possible de se promener en barque, dépaysement garanti pour ceux qui ne connaissent pas.
En ce début de printemps il y a évidemment moins de feuilles sur les arbres
Ce sont aussi les vacances pour ce début de blog, entre les petits enfants qui sollicitent, et c'est bien normal l'attention pour qu'on s'occupe d'eux, et une épouse qui ne supporte pas que je sois derrière l'ordinateur, ma disponibilité est réduite.
Donc priorité pour les petits enfants, aller donner à manger aux canards, ballade en barque, surveillance pendant la pêche afin de ne pas en retouver un dans l'eau.
mercredi 7 avril 2010
Biopsie
Retour en arrière de quelques semaines pour expliquer le crabe.
Tout a commencé par un taux de PSA supérieur au maximum de la norme, donc petit tour chez l'urologue et premier contact avec LR qui ce jour là a insisté sur le fait qu'elle était femme, et aussi médecin -manifestement certains de ses clients avaient dû l'oublier.
Lunettes à grosse monture noire pour qu'on ne regarde pas le reste, l'air sévère, une agitation certaine qui lui donne un coté speedé, elle a du mal à se poser.
Elle décide donc de faire une biopsie, de la prostate pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris.
Et c'est ainsi que je me retrouve il y a quatre semaines les fesses à l'air, couché dans la position de l'investigation gynécologique que les femmes connaissent bien.
Position pas du tout valorisante, d'autant qu'il m'est fait remarquè qu'elles les femmes subissent cela depuis leur adolescence, donc je n'ai pas à me plaindre. pour me mettre plus à l'aise, deux jeunes femmes stagiaires sont présentes pour le spectacle, en plus de LR et d'une infirmière qui elles travaillent.
Une biopsie de la prostate, c'est désagréable, mais pas douloureux, d'autant qu'une anesthésie locale est faite.
Tout a commencé par un taux de PSA supérieur au maximum de la norme, donc petit tour chez l'urologue et premier contact avec LR qui ce jour là a insisté sur le fait qu'elle était femme, et aussi médecin -manifestement certains de ses clients avaient dû l'oublier.
Lunettes à grosse monture noire pour qu'on ne regarde pas le reste, l'air sévère, une agitation certaine qui lui donne un coté speedé, elle a du mal à se poser.
Elle décide donc de faire une biopsie, de la prostate pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris.
Et c'est ainsi que je me retrouve il y a quatre semaines les fesses à l'air, couché dans la position de l'investigation gynécologique que les femmes connaissent bien.
Position pas du tout valorisante, d'autant qu'il m'est fait remarquè qu'elles les femmes subissent cela depuis leur adolescence, donc je n'ai pas à me plaindre. pour me mettre plus à l'aise, deux jeunes femmes stagiaires sont présentes pour le spectacle, en plus de LR et d'une infirmière qui elles travaillent.
Une biopsie de la prostate, c'est désagréable, mais pas douloureux, d'autant qu'une anesthésie locale est faite.
lundi 5 avril 2010
Le crabe
C'est le vendredi qu'on appelle saint, il est deux heures.
Après l'enregistrement obligatoire, j'arrive dans la salle d'attente en même temps que LR, elle me salue et me sourit, c'est notable, non pas qu'elle soit revêche mais elle doit penser que son autorité en dépend : elle est la première femme dans ce service m'a-t-elle appris.
Je la suis à son invite un petit couloir jusque dans le bureau où elle entre deux mètres avant moi, je m'assois et elle ressort aussitôt pour revenir une minute après avec le dossier.
La première fois il y avait eu douze prélèvements, et il y a trois semaines vous en avez eu heureusement 24. Bien heureusement car il y en a seulement un qui présente des cellules cancéreuses, un sur vingt quatre ce n'est pas beaucoup, mais des investigations complémentaires sont nécessaires pour s'assurer que ces cellules sont très localisées
Donc pour commencer investigation par IRM, et ensuite traitement par rayons, LR n'a pas parlé d'ablation
Après l'enregistrement obligatoire, j'arrive dans la salle d'attente en même temps que LR, elle me salue et me sourit, c'est notable, non pas qu'elle soit revêche mais elle doit penser que son autorité en dépend : elle est la première femme dans ce service m'a-t-elle appris.
Je la suis à son invite un petit couloir jusque dans le bureau où elle entre deux mètres avant moi, je m'assois et elle ressort aussitôt pour revenir une minute après avec le dossier.
La première fois il y avait eu douze prélèvements, et il y a trois semaines vous en avez eu heureusement 24. Bien heureusement car il y en a seulement un qui présente des cellules cancéreuses, un sur vingt quatre ce n'est pas beaucoup, mais des investigations complémentaires sont nécessaires pour s'assurer que ces cellules sont très localisées
Donc pour commencer investigation par IRM, et ensuite traitement par rayons, LR n'a pas parlé d'ablation
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