En revenant samedi en voiture, j'écoutais l'émission de Lodéon sur France Musique, et en particulier à cet instant Martha Argerich interprétant la sonate n°2 pour piano de Chopin la Marche funèbre. Malgré la mauvaise qualité du son, magnifique!
Tout aussitôt, je me suis retrouvé à penser à la mort, non pas comme une "éventuelle certitude abstraite", la fameuse certitude de Keynes à long terme, mais comme une réalité preignante; et c'est vrai que depuis un mois cette pensée qui revient et qui tourne en boucle.
Tu es là, et l'instant d'après plus rien, je la vois et je l'entends, c'est étonnant;
Pour moi, c'est le bruit métallique de l'épée qui sort de son fourreau et son sifflement dans l'air avant de frapper, c'est dans des films japonais je crois que j'ai vu cette image et le son qui va avec, je ne me rappelle plus quels films.
puis c'est le noir, ou plus exactement, le vide de l'écran et c'est fini.
C'est ainsi que je la souhaite, rapide et brutale, ce qui me fait peur c'est la souffrance.
Me vient en écrivant l'image de cette scène que j'ai vécu en Algérie pendant les années noires du terrorisme, à quelques mètres de moi, le claquement sec d'un révolver, immédiatement un cercle autour d'un homme à terre agité de soubressauts, le youyou des femmes aux fenêtres, et Kamel qui me tire par le bras pour quitter cette petite place du centre de Bab el Oued où je déjeunais quelques instants auparavant, l'endroit est encore plus dangereux pour un Français
Je reviendra sur ce billet
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